Des écarts importants existent entre les ménages les plus pauvres et les plus riches, et entre les zones rurales et urbaines. Dans les régions en développement, les enfants des 20 % des ménages les plus pauvres risquent deux fois plus d’avoir une croissance retardée que ceux des 20 % les plus riches. Les enfants des ménages les plus pauvres courent quatre fois plus de risques de ne pas être scolarisés que ceux des ménages les plus riches. Dans les ménages les plus pauvres, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est près de deux fois plus élevé que celui des enfants des ménages les plus riches. Dans les zones rurales, seulement 56 % des naissances sont assistées par un personnel soignant qualifié, contre 87 % dans les zones urbaines. Près de 16 % de la population rurale n’utilise pas de sources d’eau potable améliorées, contre 4 % de la population urbaine. Environ 50 % des personnes vivant dans les zones rurales manquent d’installations sanitaires améliorées, contre 18 % seulement dans les zones urbaines. Les changements climatiques et la dégradation de l’environnement sapent les progrès réalisés, et les personnes pauvres en souffrent le plus. Les émissions de dioxyde de carbone dans le monde ont plus que doublé depuis 1990. Lutter contre l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre et les effets probables des changements climatiques, comme les écosystèmes modifiés, les phénomènes météorologiques extrêmes et les risques que ces derniers posent à la société, reste un défi urgent et crucial pour la communauté mondiale. On estime à 5,2 millions le nombre d’hectares de forêts perdus en 2010, ce qui représente environ la superficie du Costa Rica. La surexploitation des stocks de poissons de mer a conduit à des diminutions des stocks de poissons qui ne sont pas en danger pour des raisons biologiques de sécurité, qui sont passés de 90 % en 1974 à 71 % en 2011. Dans leur ensemble, le nombre d’espèces diminue en population et en répartition. Cela signifie qu’elles sont de plus en plus menacées d’extinction. La pénurie d’eau affecte 40 % des habitants de la planète et elle devrait augmenter. Les moyens d’existence des personnes pauvres sont davantage directement liés aux ressources naturelles, et comme ces personnes vivent souvent dans les zones les plus vulnérables, elles souffrent le plus de la dégradation de l’environnement.